La santé est dans le mouvement…

Le mouvement au cœur du métabolisme

C’est au paléolithique que l’équilibre des processus biologiques de l’être humain se serait déterminé, sur un modèle où l’activité physique était particulièrement intense. C’est bien le mouvement qui est garant de cet équilibre et notamment pour la fonction endothéliale.

L’endothélium est la couche de cellules qui tapissent l’intima, la face interne de tous nos vaisseaux, qu’ils soient sanguins ou lymphatiques. Si au niveau lymphatique, les chercheurs n’ont pas encore décrypté son rôle en raison de la dimension très petite des vaisseaux, il est n’est pas de même au niveau sanguin.

 

Dans la circulation sanguine, l’endothélium est en permanence influencé par son contact avec le flux sanguin, et c’est lors des variations de l’écoulement du sang qu’il génère l’Oxyde Nitrique [NO], puissant messager interne.

 

Le [NO] transmet aux cellules musculaires sous-jacentes l’ordre de se relâcher, entrainant une vasodilatation et une souplesse vasculaire. L’endothélium et le flux sanguin s’influencent alors mutuellement en fonction d’autres besoins. Ils participent aux processus anti-inflammatoires, contrôlent en partie le passage intra et extracellulaire de nutriments et d’hormones, évitent la formation de thromboses.

La sédentarité au 21ème siècle

Le mode de vie de l’homme du 21ème siècle et certaines affections altèrent le fonctionnement optimal du système vasculaire et perturbent l’homéostasie. Ainsi, avec la sédentarité, l’âge, les mauvais styles de vie (tabagisme, alcool, stress, manque de sommeil, pollution), et une alimentation déséquilibrée, la production de [NO] diminue. Apparaissent alors un déficit microcirculatoire chronique et une réduction des apports nutritionnels qui met l’organisme en déséquilibre. Certaines fonctions nobles sont progressivement minorées par manque d’échanges. Les retours veineux et lymphatique perdent de leur efficacité et des stases liquidiennes apparaissent.

 

Des processus inflammatoires chroniques s’installent, le vieillissement cellulaire s’accélère.

Chez les insuffisants cardiaques, la réponse endothéliale est biologiquement altérée et la diminution chronique du débit cardiaque limite encore plus l’influence mutuelle entre l’endothélium et le flux sanguin. L’altération de la réponse endothéliale chez les personnes en surpoids augmente avec le niveau d’adiposité abdominale. L’hyperglycémie chronique du sujet diabétique entraine une inactivation du [NO] et à terme une rigidité vasculaire. Les exemples et études scientifiques ne manquent plus.

Pour en savoir plus, le dossier complet sur le site de l’Inserm